Des bonnets tricotés en rond

L’hiver ne serait pas l’hiver sans des bonnets.  Alors aujourd’hui je viens vous parler de deux projets de bonnet très sympas qu’on peut tricoter assez rapidement avec des aiguilles circulaires et des aiguilles doubles pointes (indiquées à la fin de cet article).  Cet hiver j’ai déjà tricoté 4 bonnets pour mes choux et encore un autre pour offrir.

bonnets tricotes en rond

J’ai choisi deux patrons: un patron pour des bonnets à torsades en anglais (le jaune et le rouge) et un autre, pour des bonnets à côtes en français (bonnets bleu et vert foncé). Ce dernier j’ai modifié à ma sauce pour pouvoir le travailler en rond et pour obtenir des tailles plus petites. Les deux modèles sont assez simples, pour un tricot plaisir sans prise de tête et sans couture.

Les bonnets à torsades

Le patron de ce bonnet est disponible gratuitement sur Ravelry (ravelry.com). Il s’agit d’un patron gratuit nommé Scarlet Hug et crée par Taiga Hilliard Designs. Il est en anglais. Scarlet Hug est un bonnet très sympa qu’on peut tricoter assez rapidement avec des aiguilles circulaires taille 5mm et 6,5mm (voir ma suggestion d’aiguilles plus bas). 

Les points employés sont: jersey à l’endroit, jersey à l’envers et torsades. Il faut aussi savoir tricoter en rond. Je vous assure, c’est ce qu’il y a de plus simple! Les fils recommandés par la designer sont épais (Malabrigo Yarn Chunky ou Mary Gavan Yarns Hoodoo Bulky).  Je les ai remplacés par les fils français que j’avais déjà à la maison. 

Mon premier bonnet Scarlet Hug je l’ai realisé en Sport, de Bergère de France, couleur tatou.  Il m’a fallu un peu plus d’une pelote. Avec ce fil j’aurais dû utiliser des aiguilles plus petites, au moins 4mm pour le bord et et 5,5mm pour le reste. Mais si je remplaçait les aiguilles j’aurais un bonnet plus petit, et il risquerait de ne pas aller à son destinataire. 

Le voici lorsqu’il était encore dans l’aiguille.  Je l’ai offert (fini, bien entendu!) en cadeau de Noël et j’espère que le destinataire aura apprecié son cadeau ! Cependant, si c’était à refaire j’utiliserais des aiguilles plus fines

Sinon, côté patron, j’ai rencontré une toute petite difficulté. Lorsqu’on commence les diminutions,  on nous dit de tricoter jusqu’à ce qu’il n’y ait que 8 mailles dans l’aiguille, puis ce point deviendra le nouveau début de rond. Pour moi ça n’a pas marché, probablement en raison de l’endroit où je place mon anneau marqueur de début de rond.  Alors ce qui faisait plus de sens pour mes aiguilles c’était de tricoter jusqu’à ce qu’il ne restent que 7 mailles pour finir le rond, c’est à dire, après la dernière maille à l’envers et juste avant les 4 mailles à l’endroit. 

Pour le deuxième bonnet Scarlet Hug j’ai pris un fil de la bonne épaisseur. C’est le Barisienne 7, de Bergère de France lui aussi. Attention, il ne s’agit pas du Barisienne traditionnel, mais de son nouveau frère, plus épais, qui se tricote avec des aiguilles 6,5mm. Je ne sais pas pourquoi mais je trouve qu’il est beaucoup plus agréable à travailler que le Barisienne traditionnel. 

J’ai choisi la couleur bananier pour faire un cadeau à ma fille qui voulait un bonnet jaune moutarde. J’ai suivi la taille kid. Je trouve que le résultat est très joli! Une seule pelote suffit pour faire ce bonnet en taille enfant (kid).

J’ai tellement aimé le résultat que j’ai décidé de tricoter un troisième , aussi en Barisienne 7, couleur diabolo, rouge, pour mon autre princesse. Je le trouve magnifique!  

bonnet enfant torsades jaune tricote en rond
bonnet enfant cotes tricote en rond rouge

Les bonnets en côtes

Maintenant, pour ce qui est des bonnets à côtes, ils sont très élastiques et confortables. Et ils sont revenus à la mode.  

J’ai chez moi un livre qui s’appelle Tricot hommes. 30 pulls et accessoires, des Éditions Marie Claire.  Le modèle numéro 26, de la page 104, est un modèle de bonnet à côtes tricoté en rangs et cousu à l’arrière. Le fil préconisé est le Sport, de Bergère de France. 

J’ai repensé ce patron pour le tricoter en rond. J’ai monté moins de mailles pour qu’il soit à la bonne taille pour mon jeune ado: 96 mailles  pour ma version (un multiple de 4 pour pouvoir  faire les côtes en rond). Et aussi, j’ai commencé les diminutions du haut de la tête plus tôt, en essayant sur mon fils au fur et à mesure.

Pour ce bonnet il m’a fallu deux pelotes de Sport, de Bergère de France en vert foncé, coloris Meléze. Il est un peu plus long à tricoter que le bonnet à torsades. C’est un modèle sobre, qui plait à mon fils. Je trouve que ça lui va bien… Biensur… C’est mon fils et c’est mon ouvrage! 🙂

Sur le site Bergère de France ils ont un autre modele de bonnet à côtes qui utilise ce même fil. Il est peut être un peu plus simple que celui que j’ai utilisé, je vous met le lien ici pour vous montrer. Personnellement, je préfère celui du livre parce que les côtes continuent jusqu’en haut.

Une fois le bonnet du grand fini, j’ai commencé celui du plus petit! J’avais une pelote de Idéal de Bergère de France (non, je ne suis pas sponsorisée par Bergère de France). Pour le petit chou en maternelle, j’ai monté 92 mailles et j’ai tricoté avec des aiguilles 4mm. J’ai aussi commencé les diminutions plus tôt que prévu. 

Et ici, observation très importante par rapport à ces deux bonnets: ils se prêtent à merveille aux batailles de boule de neige!!! 

bonnet enfant cotes tricote en rond

Aiguilles indiquées pour la confection de bonnets en rond

Les grandes aiguilles circulaires que l’on trouve facilement dans les magasins se prêtent mal à la confection de bonnets en rond. On peut les utiliser, mais c’est désagréable de devoir tirer le câble sans arrêt. 

Pour faire des bonnets sans couture avec des aiguilles circulaires, j’utilise des aiguilles de 40cm de longueur. C’est beaucoup plus simple et rapide que de tricoter avec 5 aiguilles à double pointes.  Oui, c’est vrai que selon le modèle on peut en avoir besoin d’aiguilles à double pointes pour les derniers rangs, mais QUE pour les derniers rangs! 

En France j’ai beaucoup de mal à trouver des aiguilles circulaires de 40cm de longueur dans le commerce, mais j’ai été contente de trouver celles-ci sur Amazon. Elles ont mis du temps à arriver mais maintenant j’ai deux sets complets avec toutes les tailles pour un prix tout petit petit 🙂 . Pour l’instant elles se tiennent bien.

J’ai aussi des aiguilles circulaires taille 6,5 et 40cm de longueur en bambou de chez Clover, une marque japonaise que j’apprécie beaucoup.  Toutes les aiguilles en bambou Clover que je possède se tiennent très bien et sont de bonne qualité. Mais elles coutent plus cher…

Pour la partie du haut du crâne, quand il ne nous reste plus beaucoup de mailles, parfois il faut passer aux sets d’aiguilles double pointes, comme celles-ci par exemple.  Sur certains sites on les appelle aiguilles doubles à chaussettes. Il est possible aussi de tricoter le haut des bonnets avec deux paires de petites aiguilles circulaires, comme celles que j’ai mentionnées plus haut. Mais ce n’est pas dans mes habitudes.

J’espère que cet article vous aura plu et qu’il vous donnera envie de tricoter! J’aimerais savoir si vous avez déjà tricoté en rond et ce que vous pensez de cette technique.

Si vous ne la connaissez pas encore ou si vous avez des questions n’hésitez pas à me le dire! 

PS: Une copine qui débute au tricot m’a parlé de ses difficultés pour repérer les répétitions du patron avec torsades (surtout quand les enfants, grands et petits, nous interrompent). Pour celles qui cherchent des repères entre les répétitions je vous mets ci dessous un lien vers mes anneaux marqueurs préférés. J’ai les deux et je les utilise souvent. Les verts et violet glissent moins que les rose et bleu et tombent donc moins par terre… 

Je le veux, je le fais.

Nous sommes le 1er janvier 2019. Bonne Année !  Avez vous pris des bonnes résolutions? On n’est pas obligé!  Parfois on a juste besoin de garder les bonnes habitudes, n’est pas?  De mon côté, j’aime bien les bonnes résolutions. Et si elles sont écrites quelque part ça marche mieux. Alors aujourd’hui je viens vous parler du défi que j’ai décidé de me lancer pour cette année. Je vais l’appeler Je le veux je le fais. Cela veut dire que pendant toute l’année 2019 je ne m’achèterai aucun vêtement. Si je veux avoir quelque chose de nouveau, je me le ferai. 

Mais pourquoi me compliquer ainsi la vie ? Pour une maman de 4 enfants c’est tellement plus simple d’aller au centre commercial et de s’acheter des habits tout faits! En plus on en trouve pour tous les budgets… Franchement, pourquoi se compliquer l’existence ? Par plusieurs raisons. D’abord parce que faire des choses avec les mains nous connecte à la réalité. Et ensuite parce que je cherche une certaine frugalité dans ma vie.

Le réel

Faire mes vêtements me rapproche du réel.  Notre monde est très complexe, nos modes de vie ont beaucoup évolué, et très rapidement. Les activités manuelles nous réconcilient avec notre présent, avec la réalité des choses et avec nos limitations. 

Un jour d’hiver, l’année dernière,  je tricotais devant la cheminée. J’avais eu du mal à faire du feu ce jour là, mais quand les bûches ont bien pris et que j’ai pu profiter de la chaleur, j’ai eu un sentiment de réalité. La chaleur ne venait pas d’un chauffage central, alimenté par un combustible acheté à x% par je ne sais plus quel fournisseur à un lointain pays producteur.  Elle venait des bûches que j’avais portées.

De même, le fil que je faisais passer entre les doigts et autour de mes aiguilles était un fil en laine de mouton. Je connaissais l’origine de la laine, ainsi que la filature, et je voyais le tissu grandir devant mes yeux. C’est moi qui a déterminé la qualité du fil et la couleur. J’avais aussi choisi le patron, la taille et c’était grâce moi que le projet avançait plus ou moins vite. 

Aller au magasin acheter ses vêtements a certes ses avantages, je ne dirai pas que les boutiques ne me plaisent pas. Mais tous les choix de tissu, de matériel, de style et de main d’œuvre ont déjà été faits. Et ils nous échappent. Tout vient de tellement loin et est tellement éparpillé qu’il devient difficile de cerner ce qu’il y a dans les rayons. C’est souvent comme un plat préparé. 


La frugalité

Mon défi Je le veux je le fais pourra répondre à un autre besoin. C’est le besoin d’avoir moins. Car je ne suis pas une ligne de production. Je suis une seule, et ma capacité de production est extrêmement limitée. Si j’ai envie d’avoir 3 nouvelles robes pour cet hiver je vais devoir réfléchir. Est-ce que cette envie correspond à mes besoins réels ? Je sais que pour moi ce serait de trop. Et passer du temps à faire la robe de plus est un gâchis que je ne peux pas me permettre. 

Vous voyez, je peux me sacrifier pour acheter une robe de plus, surtout si elle ne coute pas très cher. Mais si je la fais moi même, je réfléchirai mieux avant de commencer le projet. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas envie de dire à ceux que j’aime d’attendre encore un peu parce que je suis très occupée à faire quelque chose dont personne n’a vraiment besoin. Je n’ai pas du temps à jeter par la fenêtre !

Ce besoin d’avoir moins est indispensable dans un monde où on consomme trop et très mal. Parce que les biens de consommation coûtent peu cher aux habitants des pays développés, nous avons oublié le travail et l’énergie nécessaires pour les produire. Ils sont confectionnés loin de nos yeux, dans des conditions mystérieuses, et ils nous sont proposés à des prix qui ne correspondent absolument pas au travail investi. Ni à la pollution qu’ils ont généré pour arriver jusqu’à nous.

Le besoin d’avoir moins réconcilie les difficultés de notre planète chérie, épuisée par un excès de production, avec notre bien-être, car beaucoup d’entre nous ont besoin de se désencombrer et de faire de la place pour ce qui a vraiment de la valeur. C’est ma version de frugalité. Je ne suis pas capable de réussir un potager, mais pour mes vêtements je peux faire quelque chose.  Je le veux, je le fais. 

Tricot detente

Je compte sur votre soutien moral car la route va être longue. Tout petit commentaire compte ! 🙂 N’hésitez pas non plus à partager cet article avec d’autres passionnés d’aiguilles et de développement durable. Merci!

Paula